
Le dispositif MAKE a dépassé les 10 millions de vues en 3 semaines, et la marque a encaissé plus de 1 000 commandes dès les premières semaines du lancement. Depuis, on nous demande souvent comment on a fait. La réponse déçoit toujours un peu, parce qu'elle tient en un mot : méthode. Appliquée scène par scène, pendant 3 mois, sur nos plateaux à Alger.
On vous la raconte en entier : la préparation, la web-série, la rotation de plus de 52 vidéos crosspostées sur plusieurs comptes, et ce qu'on a corrigé en route. Servez-vous.
Le point de départ : 462K followers, zéro récit
MAKE Cosmetics n'était pas une inconnue quand le projet a démarré. 4 ans d'existence, 462K followers, une gamme skincare et solaire bien installée, des collaborations d'influenceurs régulières. Une machine qui tournait déjà, mais qui tournait sur de la communication classique : des posts produits, des collabs, de la présence. Rien qui donne envie de revenir le lendemain.
Le brief tenait en une phrase : faire de MAKE la marque dont tout le monde parle cet été, et que ça se voie sur les ventes.
Le brief ne demandait donc pas des vidéos : il demandait de marquer un été entier. Ce genre de brief oblige à penser dispositif avant de penser tournage, et c'est ce qui a tout changé pour la suite.
Avant la première caméra : le site, les comptes, le terrain publicitaire
On a commencé par l'étape que tout le monde veut sauter : le développement du site e-commerce pour vendre au-delà du magasin, la structuration des comptes Meta, la préparation du terrain publicitaire. Du travail ingrat, sans une seule image à montrer.
La logique derrière : chaque vue générée par la série devait avoir un endroit où atterrir. Une vidéo qui explose sans site capable d'encaisser les commandes, ça fait une belle story et zéro vente. On l'a vu assez souvent ailleurs pour en faire une règle interne : le site et les comptes se construisent avant la première vidéo.
« Barbie en Algérie » : une série de Ramadan, transposée à l'été
Le cœur du dispositif s'appelle « Barbie en Algérie ». Une web-série originale, écrite et scénarisée par nos équipes : Barbie débarque en Algérie et, épisode après épisode, elle vit avec les produits MAKE. La marque joue un rôle dans l'histoire au lieu de l'interrompre. On voulait retrouver ce réflexe des séries de Ramadan, le rendez-vous que l'audience attend, et le déplacer sur l'été.
Sur le plateau, on a fait tourner ensemble des acteurs et des créateurs de contenu. Les acteurs apportent le jeu, les créateurs apportent leur audience et leurs codes. Écriture complète, direction artistique, gestion du tournage : tout est passé par le studio, pour garder une seule vision du premier au dernier épisode. C'est ce mélange qui donne à la série la tenue d'une fiction et la portée d'un contenu de créateur.
Plus de 52 vidéos en 3 mois, voilà comment
Une série seule ne remplit pas un été. Autour des épisodes, on a monté un calendrier éditorial complet : extraits des épisodes, UGC, tests produits, trends musicales, contenus fun entre acteurs et créateurs, unboxings, backstages. Plus de 52 vidéos sur 3 mois, autant de miniatures, et une direction artistique tenue sur tout le feed.
Tenir ce rythme sans système, on ne sait pas faire, et on n'a jamais vu personne y arriver. Le nôtre repose sur l'écriture en amont, des tournages groupés sur le plateau et un suivi de ce qui performe pour ajuster les accroches. Parce que tout n'a pas marché du premier coup : certaines accroches sont tombées à plat, on les a réécrites ; des miniatures ne ressortaient pas dans le feed, on les a refaites. Cette marge d'ajustement était prévue dès le départ. Sans elle, la constance ne tient pas 3 mois.
C'est exactement le principe de notre offre de contenu pour les réseaux sociaux : le volume ne vaut que s'il y a un système pour le tenir.
Chaque vidéo sortait sur 3 à 6 comptes en même temps
Dernier étage du dispositif : le cross-posting. Chaque vidéo était relayée par 3 comptes minimum, 6 au maximum. Celui de la marque, ceux des acteurs, ceux des créateurs. Une même vidéo touchait plusieurs audiences en parallèle, chacune par une voix qu'elle suivait déjà.
De toute la mécanique, c'est la partie la moins spectaculaire et celle qu'on défend le plus. Une bonne vidéo publiée sur un seul compte plafonne vite ; la même, relayée par six voix différentes, se donne six chances de trouver son public.
Les chiffres au clap de fin
Les résultats vérifiés du dispositif, tels qu'ils figurent dans notre étude de cas :
Vues en 3 semaines · Multi-plateforme
Commandes dès les premières semaines
Vues Épisode 1 · Instagram
Vues Épisodes 2 et 3 (chacun) · Instagram
Vues de la trend musicale
Vidéos et miniatures sur 3 mois
Une précision qui compte : personne ne peut garantir 10 millions de vues, nous non plus. Ce qu'on garantit, c'est le dispositif complet. Sur MAKE, il a rencontré le bon produit au bon moment ; sur d'autres campagnes, le même travail donne des courbes plus progressives. On préfère vous le dire ici plutôt que de vous le laisser découvrir en réunion.
Le détail complet est dans le cas client MAKE Cosmetics, aux côtés de nos autres études de cas.
Ce que vous pouvez reprendre dès maintenant
MAKE n'est pas un cas isolé chez nous. La même méthode fait tourner nos autres dispositifs et porte les 300M+ de vues cumulées de nos productions, avec 11 experts en interne, de l'écriture à la post-production. Si vous ne deviez garder que quatre réflexes de ces coulisses :
- Construisez le site et les comptes avant de générer la première vue. Les vues sans endroit où atterrir ne deviennent jamais des commandes.
- Écrivez une histoire dans laquelle la marque joue un rôle, plutôt qu'une publicité qui interrompt.
- Tenez le volume sur des mois. Une vidéo virale isolée fait une belle semaine, pas un été.
- Faites tourner chaque contenu sur plusieurs comptes au lieu de le laisser vivre sur un seul feed.
Reste la question qui revient à chaque brief : combien coûte un dispositif pareil ? Il se budgète comme il se produit, poste par poste. Notre guide sur le prix d'une production vidéo en Algérie détaille ce qui fait varier un devis, grille de prix comprise, pour que vous puissiez poser le vôtre avant même de nous appeler.
Et si votre marque a un été ou un lancement à marquer, la suite se joue sur le plateau. Vous savez déjà comment on travaille.
